Vis ma vie d’entrepreneur !

Exclu : le premier pack de trois-quarts !

Exclu : le premier pack de trois-quarts !

Un mois après le début de mon activité, laissez-moi vous raconter mes premières impressions !

Parlons tout d’abord gros sous. Soyons clairs. De ce côté-là, je ne m’attendais pas à des miracles. Donc, je n’ai pas été déçu. Le CA de mon premier mois ressemble à une facture trimestrielle d’EDF. Sur le rythme des ventes, j’ai écoulé une palette en 1 mois (en excluant le mois d’août pendant lequel il n’est rien passé) ; d’ici 1 an, il me faudra arriver à en écouler quasiment 10 sur la même période ! Pour reprendre une raffarinade désormais bien connue : la route est droite mais la pente est forte.

Quittons la froideur des résultats et évoquons à présent comment le produit est perçu par le marché. A de rares exceptions près, la bière elle-même est considérée comme très bonne : à la fois parfumée, originale et en même temps facile à boire. J’ai un seul restaurateur qui l’a refusée à cause d’un goût pas assez prononcé pour une bière artisanale. Sur le packaging, les professionnels le trouvent tous vraiment sympa. Ca fait plaisir de constater que je ne me suis pas complètement planté sur ce point.

Vous allez me dire : « C’est cool, Arnaud, tout le monde va s’arracher ta bière ! » Oui, mais en fait, ce n’est pas si simple. Quelles que soient ses qualités intrinsèques, c’est un produit inconnu qu’il va falloir présenter, expliquer, vendre au client. Et qui de surcroît coûte un peu plus cher que les autres bières. C’est là toute la difficulté de se lancer sur un marché déjà mature : personne n’attend mon produit. Il n’a de vertus particulières qui le rendent extraordinaires. C’est une très bonne bière – comme tant d’autres. Les tests pratiqués n’ont pas montré de lien entre l’absorption de DEBS et la guérison d’Ebola !

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Une bouteille à la mer ? Pas tout à fait…

Mais revenons à nos houblons. Vous l’avez compris : il me faut donc faire découvrir la DEBS et son originalité au plus grand nombre pour qu’elle rentre dans l’esprit des toulousains. Pour cela, j’ai bénéficié d’un concours de circonstances (comme dirait mon pote Galr, « cela ne risquait pas d’être un concours de beauté » – enfoiré) assez favorable grâce à une opération dont vous allez comprendre la teneur en regardant la photo ci-contre. Ma bière a ainsi été distribuée lors de deux évènements ce qui était plutôt une prouesse au bout d’un mois d’existence !

Après, il faut aller chercher les clients un par un : les épiceries, les cavistes, les restaurants, et tant d’autres… Et ça faut avouer que ce n’est pas toujours évident. Loin de là ! Il y a des jours où il faut se faire violence et d’autres où on y arrive pas du tout. Même si je suis convaincu par mon produit, j’ai toujours un peu d’appréhension au moment de passer la porte et de faire l’article. En même temps, je découvre des gens qui, dans leur grande majorité, sont vraiment simples, directs, profondément humains.

Qu’il faille aller chercher les clients avec sa bi- ère et son couteau, c’est normal. Par contre, ce qui est plus vexant, c’est de voir à quel point on est insignifiant pour ses fournisseurs. Oh, ils ne sont pas franchement désagréables, mais on sent bien que, pour eux, on est quand même pas grand-chose. Si vous voulez avoir des réponses à vos questions, il ne faut pas hésiter à les rappeler. Mais peut-être sont ils comme ça avec tous leurs clients !

Le tableau serait incomplet sans évoquer la « Debs mobile ». Ma tendre épouse supporte de moins en moins les trajets avec moi. Ce n’est pas ma conduite qui la dérange. Elle commence à s’y habituer. Non, ce qui l’insupporte c’est le bruit de bouteilles dans les virages et la puanteur du diable tout neuf qui séjourne dans mon coffre. Avec lui, je ne suis plus en odeur de sainteté !

Allez, je vous laisse, c’est l’heure de la facturation !

La premiere palette de bieres : plaisirs majuscules !

Du lourd !

Du lourd !

Avez-vous déjà rêvé d’avoir un garage rempli de bonnes bières ?
Oui ? Vous aussi ?
Et bien pour moi le rêve est devenu réalité ce jeudi 7 août 2014. Non, ce n’était pas un cadeau de ma femme pour nos 10 ans de mariage… C’était ma première livraison de DEBS Rugby 20XV avec les numéros 15, 14 et 13.

Pas de chance !

Pas de chance !

Au début, tout s’est bien passé. Le grand Black qui me livrait a réussi à emmener la palette jusqu’à l’entrée du garage. Mais là, pas de chance, un petit décrochement devant le garage l’empêchait d’aller plus loin. C’était parti pour une grande manœuvre manuelle et (un peu) intellectuelle.
Reprenons-les données du problème : une palette chargée avec 120 cartons de 12 bouteilles posée devant la porte et une palette vide dans le garage. Le but : mettre toute la marchandise à l’intérieur pour la protéger des intempéries du joli mois d’août 14. Eh beh, c’est nettement plus simple que l’histoire de la baignoire qui fuit ou des cyclistes qui se croisent : il faut prendre d’un côté, poser de l’autre, rentrer la deuxième palette et rééquilibrer la hauteur des deux.

Il va falloir revoir sa copie...

Il va falloir revoir sa copie…

Il y a quand même une petite subtilité. Car, vous l’avez sans doute remarqué, une palette n’est pas une surface pleine : ce sont des lattes. Il faut donc poser les cartons de telle sorte qu’ils soient stables et qu’ils occupent le mieux possible l’espace disponible. Eh bien, mine de rien, c’est pas si évident. Surtout pour un mec dont l’activité professionnelle était jusque-là principalement consacrée à la production de slides ! Commence donc un petit jeu amusant qui ressemble à un mix de Tétris 3D et de Kapla. Mais là, c’est plutôt un « serious game » : imaginez qu’un carton mal agencé s’effondre… J’avais déjà réalisé ce genre d’opération lors de mon stage chez mon pote François, de la brasserie Akerbeltz à Ascain (64). Mais c’est toujours plus rigolo chez les autres, quand la marchandise ne vous appartient pas !

1h30 plus tard, l’opération est terminée. La deuxième palette a été reconstituée beaucoup plus vite et, surtout, plus proprement. Ce qui me laisse de grands espoirs pour la prochaine fois !

Il ne reste plus qu’à écouler tout ça !

La DEBS RUGBY 20XV : un parfum d’ovalie

Nous sommes (encore) en juillet 2014 [NDLR : quand j’ai rédigé ce billet c’était le cas !]. Dans 15 mois précisément, aura lieu la Coupe du Monde de Rugby 2015.

Pour fêter cet évènement, DEBS vous propose chaque mois d’ici septembre 2015 de découvrir un nouveau poste en commençant par le numéro 15 : l’arrière !

Bon, il faut être honnête. Sortir la bouteille le 29 juillet n’est pas une grande réussite ! Ce sont malheureusement les petits ratés d’une jeune entreprise qui démarre… Promis, ce sera mieux pour le numéro 14 (facile, je l’ai déjà) ! Et, rassurez-vous, nous vous proposerons l’ensemble de la collection même une fois que le mois sera passé.
Bonne dégustation et bonne lecture !

La Debs : renaissance d’une biere toulousaine

Fermez les yeux.
Ecoutez les bruits des fiacres et les harangues des marchands ambulants, respirez l’odeur du charbon de bois et de la manufacture des tabacs, le parfum des peaux des tanneurs et des animaux de basse-cour. Vous êtes à Toulouse, à la fin du XIXème siècle…
C’est dans ce décor que va naître la Debs !
Comme d’autres maîtres-brasseurs alsaciens, Alfred DOEBS est arrivé dans la Ville Rose peu après la défaite de Sedan en 1870 et l’annexion de son Alsace natale par l’Allemagne. L’un d’eux possédait une brasserie près de Boulingrin, dans l’actuelle « rue de la Brasserie » comme le montre la carte ci-contre retrouvée aux archives municipales.rue de la brasserie

La Brasserie Debs était située dans la rue de Belfort. Vous trouverez plus d’informations sur les pages du site qui lui sont consacrées : ici, et pour les plus curieux, ici.
Après 50 ans d’absence, la Debs va reprendre du service !
Les bouteilles sont en cours de production, une première version du site Internet est en ligne, les comptes Facebook et Twitter sont prêts : l’aventure redémarre !

Pour son grand retour, nous avons prévu une série « Collector » qui nous accompagnera jusqu’à la Coupe du Monde de rugby. Pour cette édition spéciale, nous vous proposons une bière blonde à la fois parfumée et légère. C’est une recette de notre brasseur.

En parallèle, nous allons mettre au point deux recettes spécifiques pour la gamme Debs : une blonde et une rose. Les dégustations sont prévues pour cet automne. Tous les amateurs de bières et de découvertes sont évidemment conviés.