[Vecu] « Les emmerdes, ca vole toujours en escadrille »

Ce matin, je livre un resto bien sympa situé rue du Taur, le Yard. Pour les non Toulousains, imaginez une rue piétonne, par laquelle on accède après avoir évité les nombreuses rues en sens interdit de l’hypercentre de la Ville rose. En gros, le rêve du livreur !
Mais ce qui est pratique c’est que pour une livraison on peut demander à baisser les plots automatiques qui barrent la rue et se garer juste devant le restaurant.
Manque de bol, ce matin, la rue est en pleins travaux donc je n’ai plus qu’à me poser n’importe comment pour aller déposer mes 7 cartons (je n’avais pas pris mon diable vu que je pensais me garer juste devant ! ;o)). C’est parti. Je prends les 2 premiers cartons et marche jusqu’au resto.
Sympa, l’équipe du Yard me prête un diable pour aller chercher les autres. Je charge donc les 5 cartons suivants et entame mon deuxième (et dernier au cas où vous ne suiviez pas tout) aller/retour.
Mais ce diable est conçu pour transporter des fûts et mes cartons sont bigrement secoués sur le trajet alors que je me faufile entre les passants et les travaux. Las, les pavés font sauter un carton qui tombe à terre en faisant un bruit de verre cassé. L’écoulement du précieux liquide à travers le carton confirme ce que mes oreilles ont entendu : j’ai cassé la came…
Je finis de livrer les cartons restants à mes amis du Yard dépités pour moi et reviens récupérer mon carton abimé. « Avec un peu de chance, certaines bouteilles seront peut-être intactes… » J’ouvre le carton et là, horreur, la bière – brutalement libérée – a moussé. Le carton s’est transformé en espèce de jacuzzi pour Debs ! Toute la marchandise est gâchée.
C’est alors que je me souviens que deux SDF m’ont gentiment salué quelques mètres auparavant. « Perdue pour perdue, autant qu’elle serve à quelqu’un ». Je leur amène donc le carton en leur disant qu’il en reste sans doute quelques unes intactes. Mais qu’ils fassent attention quand même ! Ils sont super contents. Et figurez vous qu’ils ne connaissent pas la Debs ! Je papote donc un peu avec eux pour leur faire l’article (l’ancienne brasserie, la rue de Belfort, le rugby,…). On rigole. On immortalise l’instant. Je leur dis de les déguster à ma santé – avec modération bien sûr.
Puis je repars à ma voiture un peu consolé par cette chaleur humaine et la perspective d’approcher du we. Je m’installe au volant et là, surprise, je trouve une prune sur mon pare-brise. Ben oui, c’est vrai que j’étais posé n’importe comment. Punaise, c’est pas fini… Je croise peu après des policiers municipaux auxquels je narre mes déboires. Ils ont un peu pitié de ma tronche (vous comprendrez pourquoi un peu plus tard) et m’expliquent que je dois pouvoir contester l’amende en présentant un bon de livraison. Et voilà…
Cette après-midi, je crois que je ne vais prendre aucun risque !

OFFRE SPECIALE // LE PREMIER PACK DE 15 BIERES !

Vous aimez la bière et le rugby dans toute sa poésie ?
Vous appréciez les produits régionaux et originaux ?
Vous avez toujours rêvé de participer à un projet un peu fou ?

IMG_0870 retouchée

Première sortie champêtre pour le pack

Pour 34,99 € (livraison sur toute la France comprise !), je vous propose de m’aider en commandant dès maintenant le premier pack de 15 bières Debs. Logiquement, vous allez vous dire : moui, pourquoi pas ? Mais vous allez aussi ajouter : mais, pourquoi, surtout ?
Vous vous en doutez : en cette année 2015 de coupe du monde de rugby à 15, ce pack de 15 ne doit rien au hasard ! Chacune de ces 15 bières est différente des autres. Chacune contient la description d’un poste d’une équipe de rugby.
Ce pack constitue l’aboutissement d’une série commencée en juillet 2014, soit… 15 mois avant la coupe du monde ! Mon objectif est qu’il soit commercialisé à grande échelle d’ici là. Pour l’instant votre commande va m’aider à passer le cap des 1000 premiers coffrets, qui sont toujours coûteux à produire. Rassurez-vous : ils ne seront pas plus chers, ce sera la marge qui sera réduite !

Le calendrier de l’opération
Les commandes sont prises jusqu’au 26 avril (un mois) pour une livraison aux environs du 15 mai. Oui, c’est long, mais c’est de l’artisanal, fait main, français, avec beaucoup d’amour. Et puis, ça permettra au printemps et à ses températures agréables d’être vraiment installé.

Photo de famille

Toute la famille est réunie !

La bière, une histoire de convivialité… et de partage !
Pour m’aider à atteindre les 1000 coffrets, vous pouvez bien sûr commander pour vous et ceux qui vous sont chers. Mais vous pouvez en plus faire connaître cette offre exceptionnelle à vos proches !
Et pour vous encourager à le faire, je vous propose l’arrangement suivant :

  • A 800 commandes, je glisse des bracelets Debs dans votre colis pour frimer tout l’été ;
  • A 1000, j’ajoute 3 sous-bocks sympas pour ne pas abimer votre mobilier précieux ;
  • A 1500, je vous joins en plus un décapsuleur aux couleurs de la Debs !

Et si nous atteignons les 2000 commandes, une main innocente choisira 10 personnes qui gagneront un 2ème coffret !

Alors, c’est parti ? Commandez pour de vrai ici.

Un grand merci !
Arnaud

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Pour les plus curieux !

Nono au beurre noir

Aucun animal n’a été maltraité pour prendre cette photo

C’est qui Arnaud ?
Arnaud Desbazeille est un jeune homme de 36 ans qui, après plus de 10 ans dans le conseil aux entreprises, s’est lancé un pari un peu fou : relancer une vieille marque de bière toulousaine (voir un article de La Dépêche).
Arnaud est un garçon charmant au demeurant mais qui n’oublie jamais de débrancher son cerveau avant de rentrer sur un terrain.
Arnaud aime : le rugby, la bière, la franchise, sa femme et ses 4 enfants. Arnaud n’aime pas : le bricolage, les endives au jambon, les faux-semblants.

 

A quoi ressemble un pack de 15 bières ?
Avant de commencer la dégustation, commencez par un peu d’exercice. En effet, le coffret pèse plus de 9kg. Soulevez-le donc une vingtaine de fois, ça vous fera les muscles.
Quand vous ouvrirez le coffret, vous trouverez 15 bières blondes artisanales fabriquées en pays occitan, terre de soleil, de rugby et de verbe haut.

Et la bière… elle est comment la bière ???
C’est une blonde légère mais bien parfumée, avec une amertume très douce, à savourer bien fraîche.

Quelle est la contenance des bouteilles ?
Les bouteilles contiennent 33cl de nectar délicatement houblonné, ce qui vous assure une réhydratation optimale et vous évite d’avoir à en ouvrir une autre trop rapidement.
Entre deux gorgées de bière, lisez la description du poste mentionnée sur votre bouteille. Puis piquez discrètement celle de votre voisine pour poursuivre votre lecture.

Qui a écrit les descriptions des postes ?
C’est Arnaud qui s’y est filé, comme un grand. Commentaire d’un lecteur : « On sent tout ton amour pour ce sport ». Voilà deux exemples pour vous donner la tonalité :

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Mais, au fait, c’est quoi Debs ?
Vous saurez tout sur la Debs : ici !

Le mot de la fin revient à Guy Novès :

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Embouteillage a la brasserie : un web-docu-photo haletant signe Debs Prod

Pour certains, travailler dans la bière, c’est passer son temps à boire des coups. Eh ben, en fait, non ! C’est un vrai métier comme va vous le montrer ce petit reportage.

Quelques demis enfermés dans une cuve

Quelques demis enfermés dans une cuve

27 novembre 2014. Aujourd’hui, laissez-moi vous emmener dans les entrailles d’une brasserie pour vous montrer comment se déroule la mise bouteille, autrement appelée soutirage ou embouteillage. Vous allez me dire : pourquoi commencer par la fin ? A la différence du brassage qui se passe dans une espèce de grosse cocotte-minute, l’embouteillage est une étape assez visuelle : vous prenez de la bière dans une grande cuve et vous la versez dans une petite bouteille. En plus, c’est une étape sympa car vous êtes en contact avec de la vraie bière, prête à être dégustée. Alors, servez-vous une Debs et suivez le guide !

Première étape : enfiler une tenue de lumière !

IMG_0578 petitesLes chaussures de sécurité

IMG_0640 petiteLa vieille polaire Quechua

IMG_0587 petiteLa moustache pour Movember

Je suis prêt à travailler !

 

IMG_0573 petiteA l’arrivée sur place à 7h30, je tombe sur ces bacs. Il ne s’agit pas du petit-déjeuner du matin du brasseur. Mais ce n’est en fait pas très différent. Ce sont les sous-produits du brassage : la drèche, donc des céréales infusées. Elles font le bonheur des animaux du coin. Mais poursuivons notre visite.

 

Les étapes de l’embouteillage

IMG_0567 petiteLa première étape consiste à « dépalettiser » les bouteilles et à les déposer sur le tapis d’embouteillage. Les palettes contiennent environ 1800 bouteilles, en plusieurs étages. Chez d’autres brasseurs moins équipés, cette étape est réalisée à la main, ce qui entraîne généralement quelques bris de glace. Ici, c’est le luxe : une machine récupère les bouteilles par étage et les dépose doucement sur le tapis (oui, c’est bien mon doigt sur la photo).

 

Une fois déposées sur le tapis, les bouteilles passent dans une machine qui réalise successivement trois choses :
IMG_0570 petiteLavage

 

 

 

 

 

 

IMG_0569 petiteRemplissage

 

 

 

 

 

 

IMG_0572 petiteCapsulage (avec vue d’ensemble de la machine)

 

 

 

 

 

 

IMG_0579 petite

Celui qui trouve la nouveauté 2015 sur l’étiquette est trop fort… ou a commandé en ligne !

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9h34 : l’heure tourne, il est temps d’aller se faire une pause-café. Ici, on travaille en continu. Donc c’est aussi l’occasion d’effectuer un (nouveau) contrôle qualité.

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IMG_0563 petiteReprise du travail. Les bouteilles passent dans l’étiqueteuse qui colle l’étiquette et appose un numéro de lot et une date limite d’utilisation optimale (DLUO pour les spécialistes).

Il ne reste plus qu’à conditionner les bouteilles dans des cartons. Là encore, la brasserie dispose d’une machine qui prépare les cartons et les remplit. Il ne reste donc plus qu’à récupérer les cartons et les mettre sur une palette. Gag : il arrive que le rouleau du scotch ne marche pas bien et que les cartons ne soient pas scotchés en-dessous. Vous n’imaginez pas à quel point cela peut créer des scènes cocasses…

A bientôt pour de nouveaux reportages passionnants !